Seconde sortie « Courlis » en Allemagne (2 mai 2026)
Mis en ligne le lundi, 28/09/2026 - 19:02
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Un mois après notre première visite du ried de la Schütter, Marc Boissay nous propose un nouveau déplacement et une rencontre avec Jochen Bretsch, responsable du programme « Courlis » dans plusieurs sites badois. Ce dernier, maîtrisant parfaitement notre langue, nous explique les conditions de la réussite actuelle du projet : la démarche cible de façon très active l’espèce minoritaire (le courlis), qu’il s’agit non pas seulement de privilégier, mais de réinstaller durablement.

Ainsi pour le paysage depuis 2015 : bon nombre de champs ont été transformés en prairies, des bosquets et buissons doivent encore être rasés et des arbres isolés coupés. Une clôture permanente, doublée d’une seconde, électrique, prévient en principe l’approche des nids par les prédateurs terrestres (renard, sanglier) qui échapperaient au tir obligatoire des chasseurs. La réduction du nombre de grands arbres et les calendriers de fauche permettent aussi de limiter l’impact des corvidés, cigognes et hérons. Le pâturage, permanent ou temporaire, est contrôlé (buffle d’eau, vaches, moutons).
Résultat ? Vingt à trente couples de courlis occupent différents secteurs locaux. Cette démarche bénéficie aussi au vanneau huppé.
Nous avons entendu et observé plusieurs courlis sur cet espace de 200 ha. Et, grâce aux indications de Marc et Alain, de nombreux autres contacts avec des oiseaux ont enrichi notre sortie.
Les autres participants : Gilbert, Francis, Jean-Luc et Victor, Michel et Corinne, Pascale, Alain Willer et un ornitho de Benfeld.
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« J’ai bien aimé regarder les faisans se bagarrer. J’ai trouvé une plume de faisan que j’ai gardé. Je ne comprenait pas trop l’allemand, mais le monsieur parlait bien le français.
Nous avons vu et entendu un premier courlis cendré mâle grâce aux jumelles et à la longue vue. Il avait un long bec courbé. Il se baladait dans les grandes herbes, grâce à ses longues pattes. Son cri faisait courr-li… courr-li…
Il avait des plumes brun clair, en dessous elles étaient encore plus claires. Nous avons aussi vu une mésange charbonnière qui donnait à manger à ses petits dans un nichoir accroché à la maisonnette (…).» Victor (8 ans). (d’après manuscript)
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